ART | exposition Ecritures de Lumière, 31 mai - 29 juillet 2012
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MULTIMEDIA | ASSISES EDUCPOPTIC 2.0, 22 mai 2012, journée en Charente-maritime, Palais des congrés de Rochefort
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Trois artistes pour qui la perception de l’œuvre,
son rapport physique au public sont des préoccupations
fortes. Œuvres matérielles tendant à l’immatérialité,
les pièces présentées amèneront
à une réflexion sur l’espace, sur l’intime,
sur la position du spectateur.
Elles ne sont pas seulement données à voir, elles
sont à expérimenter...


DEMARCHE:
Les œuvres de Sabrina Montiel-Soto proposent une expérience
sous la forme d’un chemin de traverse touchant directement
aux sens.
Ses installations vidéo sont un équilibre entre la
matérialité du dispositif (escaliers, poteau, volume
de céramique) qui ancre le spectateur dans une réalité
bien tangible, et la virtualité des images qui laisse place
à l’imaginaire et au fictif.
Comme Ann Veronica Janssens ou James Turrell, Sabrina Montiel-Soto
place la relation de l’œuvre au spectateur et l’expérimentation
physique au coeur de sa création.
« […] J’essaie d’amener le spectateur
dans l’espace poétique de l’œuvre et je
suis attentive avant tout à sa perception. […] L’expérience
sensorielle impliquant le corps permet de recréer une histoire
individuelle. […] Mon travail s’appuie sur le réel
pour le faire tendre vers la fiction : l’espace réel
ouvre vers un espace fictif qui donne l’illusion d’un
espace réel. » SMS, in « Circulez il
n’y a rien à voir », ed. RURART, 2006.
"Circulez
il n'y a rien à voir":
Sabrina Montiel-Soto et Fabrice Croizé utilisent la
vidéo hors du plan ou de l’écran dans
lequel elle peut être généralement circonscrite.
Deux pièces seront montrées à l’espace
d’art Rurart.
L'ETERNEL RETOUR
C’est dans la région du du Falcon, du Zulia au
Venezuela, où rêve et réalité se
côtoient, que les artistes comptent réaliser
un film induisant l’Eternité. Le projet consiste
en un espace noir où le spectateur pourra observer
un œuf en porcelaine en apesanteur sur lequel sont projetées
les images d’une femme qui marche jusqu’à
la mer. Ces images défileront en boucle tout autour
de l’œuf, d’une circonférence d’environ
120 cm.
Le spectateur regarde l’oeuf, hypnotique, sur lequel le temps n’a pas de prise. Cet œuf, suspendu comme une planète, ouvre une porte sur un monde métaphorique. Ce voyageur, venu de nulle part et allant nulle part, marchera inexorablement vers l’horizon sans jamais l’atteindre, laissant le monde défiler derrière lui.
« Il faudra descendre vers le haut » est une œuvre stéréoscopique projetée au sol. En montant quelques marches d’escalier, le spectateur regarde sous ses pieds une femme qui cherche à sortir d’un éboulement. Chaque fois qu’elle semble l’approcher, elle chute à nouveau, dans une boucle sans fin. L’œuvre renvoie à la position du spectateur en le plaçant à la fois en position d’acteur – c’est vers lui que la femme se dirige, semblant chercher son aide - et de voyeur impuissant devant ce qui n’est qu’illusion – illusion de relief, illusion d’une emprise sur l’image qui l’appelle.
1er mars - 11 juin 2006, entrée libre tjl 10h-12h 14h-18h, sauf samedi et jours fériés
- Dimanche 15h-18h -
Autour de l'exposition
"Circulez il n'y a rien é voir"
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Dossier pédagogique
> Dossier de presse
> catalogue de l'exposition :
Entretien avec Sabrina Montiel-Soto