ART | exposition Ecritures de Lumière, 31 mai - 29 juillet 2012
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MULTIMEDIA | ASSISES EDUCPOPTIC 2.0, 22 mai 2012, journée en Charente-maritime, Palais des congrés de Rochefort
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Trois artistes pour qui la perception de l’œuvre,
son rapport physique au public sont des préoccupations
fortes. Œuvres matérielles tendant à l’immatérialité,
les pièces présentées amèneront
à une réflexion sur l’espace, sur l’intime,
sur la position du spectateur.
Elles ne sont pas seulement données à voir, elles
sont à expérimenter...


First Light
Musée d'art contemporain de Rochechouart, 1989DEMARCHE:
Depuis les années soixante James Turrell crée des
sculptures de lumières aux structures géométriques
radicales (carré, rectangle et triangle).
Les œuvres dites Apertures pieces (par ex. First light) se
présentent comme d’intenses monochromes, œuvres
avant tout fascinantes par leur pureté esthétique
et leur grande efficacité plastique. Elles mettent en question
la faculté de perception du spectateur et les limites entre
le matériel et l’immatériel.
« Sans foyer ni source, la lumière de Turrell vient en quelque sorte comme une étrangère sur terre. Épure de carrés et rectangles dont les bords contiennent non pas tant la couleur que ses vibrations qui transforment en autant de champs magnétiques le rayon jaune ou bleu comme la surface rouge ou verte, ses installations renverraient à Baudelaire en ceci que l’artificiel s’y déploie sous la forme du sublime. En ceci, autrement dit, qu’à produire le beau absolu et par conséquent illimité, l’artificiel se fait opérateur d’une transcendance étrangère au naturel, dont il ravale l’idée seule vers le registre de l’informe et du limité. » Isabelle Hersant, in « Circulez il n’y a rien à voir », ed. RURART, 2006.
"Circulez
il n'y a rien à voir":
Le spectateur qui pénètre dans l’espace
consacré à l’œuvre de James Turrell
est confronté à une double illusion. L’illusion
de se trouver face à une peinture monochrome tout d’abord.
Dans la pénombre, l’œuvre éclairée,
de grand format, semble l’héritière d’une
radicalité picturale. En y regardant d’un peu plus
près, il s’avérera que le monochrome est
un espace vide, duquel on ne perçoit que difficilement
les limites. Il n’y a rien à voir, au sens propre.
Le spectateur se trouve happé par l’espace de l’œuvre,
par le vide vertigineux devant lequel il se trouve. Il est face
au néant. L’œuvre est son absence. Immatérielle,
elle semble sans fin, alors qu’elle paraissait réduite
à sa plus simple expression bidimensionnelle un peu plus
tôt. Elle se révèle alors sensuelle et poétique
quand elle ne semblait qu’austère et radicale.
A.S
1er mars - 11 juin 2006, entrée libre tjl 10h-12h 14h-18h, sauf samedi et jours fériés
- Dimanche 15h-18h -
Autour de l'exposition
"Circulez il n'y a rien é voir"
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Dossier pédagogique
> Dossier de presse
> catalogue de l'exposition :
Entretien avec Sabrina Montiel-Soto