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ART | exposition

Trois artistes pour qui la perception de l’œuvre, son rapport physique au public sont des préoccupations fortes. Œuvres matérielles tendant à l’immatérialité, les pièces présentées amèneront à une réflexion sur l’espace, sur l’intime, sur la position du spectateur.
Elles ne sont pas seulement données à voir, elles sont à expérimenter...

affiche de l'exposition: 
                    Circulez, il n'y a rien à voir

James Turrell

First Light

First Light

Musée d'art contemporain de Rochechouart, 1989
(c) James Turell

DEMARCHE:

Depuis les années soixante James Turrell crée des sculptures de lumières aux structures géométriques radicales (carré, rectangle et triangle).
Les œuvres dites Apertures pieces (par ex. First light) se présentent comme d’intenses monochromes, œuvres avant tout fascinantes par leur pureté esthétique et leur grande efficacité plastique. Elles mettent en question la faculté de perception du spectateur et les limites entre le matériel et l’immatériel.

« Sans foyer ni source, la lumière de Turrell vient en quelque sorte comme une étrangère sur terre. Épure de carrés et rectangles dont les bords contiennent non pas tant la couleur que ses vibrations qui transforment en autant de champs magnétiques le rayon jaune ou bleu comme la surface rouge ou verte, ses installations renverraient à Baudelaire en ceci que l’artificiel s’y déploie sous la forme du sublime. En ceci, autrement dit, qu’à produire le beau absolu et par conséquent illimité, l’artificiel se fait opérateur d’une transcendance étrangère au naturel, dont il ravale l’idée seule vers le registre de l’informe et du limité. » Isabelle Hersant, in « Circulez il n’y a rien à voir », ed. RURART, 2006.

"Circulez il n'y a rien à voir":
Le spectateur qui pénètre dans l’espace consacré à l’œuvre de James Turrell est confronté à une double illusion. L’illusion de se trouver face à une peinture monochrome tout d’abord. Dans la pénombre, l’œuvre éclairée, de grand format, semble l’héritière d’une radicalité picturale. En y regardant d’un peu plus près, il s’avérera que le monochrome est un espace vide, duquel on ne perçoit que difficilement les limites. Il n’y a rien à voir, au sens propre. Le spectateur se trouve happé par l’espace de l’œuvre, par le vide vertigineux devant lequel il se trouve. Il est face au néant. L’œuvre est son absence. Immatérielle, elle semble sans fin, alors qu’elle paraissait réduite à sa plus simple expression bidimensionnelle un peu plus tôt. Elle se révèle alors sensuelle et poétique quand elle ne semblait qu’austère et radicale. A.S

Circulez
il n'y a rien à voir,

AV Janssens,
James Turell,
Sabrina Montiel-Soto

1er mars - 11 juin 2006,

Commissariat d'exposition : A. Stinès



Autour de l'exposition
"Circulez il n'y a rien é voir"


> Dossier pédagogique

> catalogue de l'exposition :
Entretien avec Sabrina Montiel-Soto

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