... en mai

ART | exposition Ecritures de Lumière, 31 mai - 29 juillet 2012
en préparation ...
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MULTIMEDIA | ASSISES EDUCPOPTIC 2.0, 22 mai 2012, journée en Charente-maritime, Palais des congrés de Rochefort
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affiche playtime

Selon des dispositifs qui empruntent aux jeux vidéo, l’exposition interroge le rapport au réel et le glissement de la perception du monde qui marque le début du XXIe siècle.
Playtime présentera les travaux de trois artistes :
le collectif //////////Fur////, Martin Le Chevallier et Kolkoz, ces deux derniers réalisant ensemble une commande de création. En utilisant et détournant des dispositifs empruntés aux nouveaux médias, les artistes Martin Le Chevallier, Kolkoz et Fur, questionnent les comportements d’une société contemporaine où la frontière entre réalité, fiction et virtualité est rendue de plus en plus poreuse par la révolution numérique.

Devant la tentation de parcourir le monde par écran interposé, ces artistes s’appuient sur les codes du jeu vidéo pour proposer une vision distanciée des normes sociales et du rapport à l’image, questions au coeur de la construction sociale de l’individu en ce début de XXIe siècle.

À l’heure de l’interactivité et du développement des univers immersifs, l’image ne reste plus confinée au cadre circonscrit de l’écran mais déborde dans la “vraie vie”, perturbant la perception de la réalité que peut en avoir l’usager et influant sur son propre corps.

//////////Fur////

PainStation

PainStation 2.5

2004, dispositif interactif
(c) ////////Fur////

Table de jeux de ping-pong numérique qui infligent aux deux joueurs des châtiments physiques.

Ce dispositif interactif réactualise le célèbre jeu de console Pong développé dans les années soixante-dix : une simple balle que les joueurs se renvoient à l’aide d’une raquette mue par un "pod". Seule différence avec ce jeu vidéo : une décharge électrique, un coup de fouet ou une brûlure sont infligés à la main gauche des deux joueurs à chaque balle perdue. Si l'un des joueurs enlève sa main, il perd.

Le titre de cette œuvre (littéralement console de la douleur) ainsi que son slogan "no pain no game" mettent en garde le visiteur de son utilisation. La PainStation interroge le degré d’implication du joueur dans le jeu en testant autant sa résistance physique que mentale. L'injonction de gagner n'a jamais été aussi importante que le but du jeu est de mieux supporter la douleur que son adversaire. Plus encore que le rôle du spectateur dans le dispositif, c'est le rapport du corps à la machine que les allemands du collectif Fur livrent à travers ce jeu sadomasochiste. La perversité de la PainStation réside dans la remise en question de la position de l'adversaire qui ne devient qu'un prolongement du jeu. Au-delà de la déresponsabilisation du joueur dont le corps est absent du processus du jeu vidéo, c'est la communication homme-machine que les artistes expérimentent.

Le caractère transgressif propre aux jeux vidéo est ici matérialisé puisque l'on peut se faire mal et faire mal à son adversaire. La douleur physique ressentie fait sortir le joueur de la virtualité du jeu puisque cette installation mobilise le corps, nous rappelant au réel. Ce jeu vidéo ne se limite plus au cadre circonscrit de l’écran, il déborde dans la "vraie vie", perturbant la perception de la réalité que peuvent en avoir les joueurs.

[Liens]
> Le site des artistes : www.fursr.com
> Le site Ludart.net //////////fur////

Playtime,

Martin le Chevallier, Kolkoz,
//////////Fur////,

15 mars au 10 juillet 2007, entrée libre tjl 10h-12h 14h-18h, sauf samedi et jours fériés
- Dimanche 15h-18h -


Autour de l'exposition "PLAYTIME"

> Dossier pédagogique


> Disponible en librairie

Catalogue de l'exposition "Playtime"

DVD-ROM "Playtime"







Actes du colloque : "Les jeux vidéo rendent-ils accros ? "

 

-Rurart-
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