Georges Rousse

oeuvre Rouillé 2002

Rouillé, 2002
Georges Rousse
© rurart

La démarche artistique de Georges Rousse est ordinairement liée à des lieux désaffectés déstinés à être soit réaménagés, soit détruits, et dans lesquels il intervient en s'inventant une situation plastique inédite.
Ici, sa démarche est inhabituelle car Georges Rousse s'est approprié un espace pleinement fonctionnel, territoire récurrent de création artistique

Par le dessin, il a dégagé les lignes de force de la salle d'exposition constituant une architecture originale et cohérente, faite d'éléments combinés, qu'il a bâtie sur place, qui s'intègre à l'espace et dont l'angle de vue en appelle au principe d'anamorphose. Georges Rousse, photographe-constructeur, a réalisé, dans l'espace d'art contemporain, une succession de polaroïds pour capter au mieux la lumière et la couleur afin de réaliser l'oeuvre photographique finale.

Pour la première fois dans son processus artistique, son intervention dans l'espace et l'image photographique qui en résulte sont présentées sous le même regard offrant au spectateur un accès encore plus précis quant au mécanisme de sa démarche créatrice.



Kyoko Ibe

esquisse

L'esquisse

Kyoko Ibe trouve en grande partie sa source d'inspiration dans les jardins de sable conçus au 17ème siècle par les moines Zen, et dans la tradition du papier artisannal japonais, le Washi.

Les lignes ratissées dans les rivières de sable symbolisent l'eau vive, tandis que les pierres naturelles disposées asymétriquement représentent les îles parsemées dans un vaste océan ou bien les étoiles éparpillées dans l'espace.

La Washi, fabriqué à partir de fibres naturelles (Kozo), utilise l'eau comme véhicule et représente les efforts conjugués des hommes et du bois, qui coulent en une quintessence d'harmonie, vers la transformation du bois en papier. Dans l'oeuvre réalisée ici, elle poursuit la démarche entamée depuis 2000 en intégrant une matière nouvelle dans son travail, la terre rouge d'Arizona. Au Japon, pays des moussons, la pluie est abondante et tout parcelle de terre laisées à nue est rapidement recouverte de verdure.

Elle découvre ainsi, en Arizona, où la pluie est très faible, un écosystème désertique très différent de lui du japon. L'utilisation de la terre rouge est, pour Kyoko Ibe, un moyen de réaffirmer l'eau comme source de vie.

Dans cette installation, spécialement réalisée pour notre lieu, les silfhouettes de la lune et du soleil, qui flottent sur un fond noir, sont les symboles des Cieux, anciennes représentations longtemps familières aux japonais. De l'autre côté, sur la droite, un ensemble de petits éléments, intitulés Pauysages d'Arizona, représentent la vaste Terre. La formes suspendues entre les deux représentent la vie, y compris le genre humain.

Kyoko ibe souhaite que pour nous tous, voués à une existence éphémère, cette installation offre matière à réfléxion sur ce que "vivre" signifie.