La création d’un dispositif interactif alimenté par les pas d’un être vivant répond en tout premier lieu au désir trivial de souligner l’origine humaine de l’œuvre numérique :
LA FORCE DE L’INTERPRETATION Lionel marche, photographie, enregistre du son et Silva marche avec lui, équipée d’une web cam , saisissant et interprétant la réalité de l’expérience, pas à pas. En prenant la mesure temporelle du corps comme mètre-étalon, (4 km / heure), nous poursuivons les méthodes de réflexion et de création utilisées par des poètes voyageurs tels que, Bashô (Journal de voyage), Flaubert (Par les champs et par les grèves), Rousseau (Les rêveries du promeneur solitaire), Ségalen (Stèles, Peintures, Équipées), Stevenson (Voyages avec un âne dans les Cévennes) , Thoreau (Désobéir)… afin de puiser au sein des “règles de création en marche” patiemment observées par ces auteurs, des structures de relations poétiques avec les promeneurs et avec le paysage. PERFORMANCE “DEAMBULATOIRE“: Pour chorégraphier l’aspect “spectaculaire”
de cette marche “ordi-fringuée”, nous expérimenterons
le modèle du “ déambulatoire” : petit schéma
narratif qui va d’un point à un autre et fait spectacle en
soi-même. C’est une forme théâtrale devenue pratique
courante chez les artistes de la rue. Au cirque, à l’origine,
le “charivari”, ou la parade, à l’intérieur
ou à l’extérieur de la piste et du chapiteau, était
la promesse d’un mieux et non une fin en soi. (note d'intention rédigée par les artistes de Gigacircus) |