"En somme, à travers cette oeuvre, on peut dire que tu continues ton travail de questionnement sur les relations humaines, un travail qui viserait à décaper l'humaine mécanique de tout ce qui peut faire obstacle à une "vérité" nue, toute crue, débarrassée des apparences trompeuses. Un travail de raclement, qui tendrait à ne plus laisser que l'os, et qui prendrait toujours le risque de la naïveté.
Une pièce à chaud, qui prend les médias à leur propre jeu, mais qui prend le risque aussi de l'actualité, puis de l'inactualité. " Xavier Malbreil sur la liste é-critures 16 08 2006
Lartiste modifie notre relation conventionnelle avec lInternet ou plus précisément avec les hypermédias. Elle nous propose un monde à expérimenter, une expérience à faire. Limage numérique nest plus considérée comme un outil du réseau, elle prend corps, vie, sens.
Annie Abrahams, se basant sur une forme desthétique relationnelle, entrevoit de ce fait une nouvelle approche du média basée sur le sens (sensation). Lexploration de la relation intime de lhomme avec son ordinateur prend « corps ». Si le caractère communautaire a disparu au profit dune individualité liée à la forme de linterface, la notion dexpérience, quant à elle, reste bien ancrée dans la net-uvre. Cette uvre ouvre la réflexion autour dune question liée à lintégrité des femmes. Expérimenter, par lintermédiaire du toucher, le rôle du voyeur, du violeur, nest pas à mon sens un acte anodin, surtout quant on considère limage numérique de la femme dans les mondes virtuels. Simple dénonciation ou nouvelle forme de féminisme ?" Aude Crispel "Net-Art, la nouvelle contre-culture?" archée 05 2006