![Rurart [photo de Non et Vive de Michel Dupuy et Michel Dector] Rurart [photo de Non et Vive de Michel Dupuy et Michel Dector]](../images/dector_dupuy.jpg)
NON, 2001
photocopies couleur marouflées sur toile
120 x 130 cm
Collection FRAC Poitou-Charentes
© Galerie Art Attitude Hervé Bize, Nancy
VIVE, 2001
photocopies couleur marouflées sur toile
97 x 130 cm
Collection FRAC Poitou-Charentes
© Galerie Art Attitude Hervé Bize, Nancy
Notice Frac Poitou-Charentes
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Michel
Dector / Michel Dupuy
Au gré des rencontres et des
parcours, Michel Dector et Michel Dupuy glanent les traces
et indices de la vie de la cité, là où
elle s’exprime, sur les murs, dans la rue, en marge
d’une organisation sociale bien établie.
Ils collectent ainsi les traces qui résultent de gestes
délibérés, comme les rayures sur les
carrosseries de voitures ; et les mots, les signes, qui viennent
se dire sans contrainte à la faveur de la nuit : les
tags, les graffitis, les slogans, caviardés ou non,
les déclarations d’amour comme les revendications
existentialistes ou politiques de tous bords.
Leurs œuvres en conservent " le bruit et la fureur
", la banalité comme la poésie, sans préjuger
de leur signification. Elles se traduisent par des gestes
modestes et parfois dérisoires : qu’ils restaurent
une cannette de bière en en recollant les bris, ou
qu’ils retranscrivent une liste de slogans sur des photocopies.
" Nous recueillons des inscriptions sur les murs des
villes. Leur collection et leur classement par ordre alphabétique
donne un texte général. Nous sélectionnons
ensuite des slogans dans ce texte selon différentes
procédures (par exemple tous les "Vive",
ou toutes les inscriptions portant des nombres, ou ceux qui
résultent de la collecte d’un endroit précis).
Le choix d’une technique commune, la photocopie, permet
de produire (parfois de manière inattendue) certaines
couleurs, leur association par collage augmente la vibration
de la surface par un effet de carrelage. "
Leur re-contextualisation dans le champ de l’art (les
photocopies sont marouflées sur châssis et présentées
comme des tableaux), leur inscription dans ce territoire lui
aussi à la marge de la vie de la cité, leur
offre un second temps de lisibilité, de confrontation,
comme un acte de résistance ultime opposé à
l’indifférence générale.
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